Samedi 15

De la farine à la croute

Assemblée / Atelier / 10h30 -12h et 15h15 – 16h45

Le Fournier vous convie pour une journée de boulange et une cuisson dans le four banal du village de Blanlhac. Du pétrissage de la pâte à l’allumage d’un four à bois, en passant par la réalisation de son propre levain et les techniques de base du façonnage du pain, vous apprendrez les mystères du métier de boulanger/fournier et repartirez avec une belle miche !

Trahisons d’Harold Pinter 

11h & 19h 

Ado Adultes / Cie Rêve de Foin / 1h15

Trahisons est une pièce de théâtre du dramaturge et Prix Nobel de littérature anglais Harold Pinter.

Un bar. Au fond de la salle, Jerry et Emma se retrouvent deux ans après leur rupture. Le temps a passé. Qu’est ce qui les a conduits là? Elle est la femme de Robert, éditeur, tout partenaire de squash et plus que tout vieil ami de Jerry. La pièce s’ouvre sur un aveu, non pas un aveu au mari de l’infidélité passée, mais un aveu à Jerry. Emma lui apprend qu’elle a tout dit à son mari Robert.

C’est à partir de ce point qu’Harold Pinter remonte le cours de cette intrigue amoureuse entre trois amis, renversant le cycle du temps : des séparations aux rencontres, des aveux aux mensonges, des secrets aux trahisons.

Dans cette histoire à rebours se tissent et se détissent les énigmatiques liens amoureux et amicaux du trio où chacun a construit sa propre vérité, piégeant les spectateurs pourtant avertis de la chute de l’histoire.

Note d’intention :

Ce qui m’a fasciné dans cette pièce, c’est d’abord sa structure. Le coup de génie de l’auteur tient d’abord dans sa stratégie narrative : raconter cette histoire à rebours.  La pièce commence par la fin et remonte petit à petit l’histoire des personnages jusqu’à la genèse de la rencontre. L’« effet Titanique » est manifeste : le dénouement est connu. Il n’y a pas de surprise.  Et pourtant le spectateur est maintenu en haleine, attentif aux détails du texte et des situations pour percevoir les éléments déclencheurs qui conduisent au naufrage.

« Dans cette remontée à contre-courant, le plaisir du spectateur est de devoir comprendre où chaque scène se situe par rapport à la précédente, où en sont les personnages. Cette ligne non chronologique annule tout effet de surprise habituel ; le suspense porte non pas sur le dénouement que l’on connaît dès le départ, mais sur ce qui a en eux fabriqué cette longue chute » dit Frédéric Bélier-Garcia, metteur en scène de la comédie française.

Le sujet de Trahisons est un thème très ordinaire : une femme, deux hommes. Trois amis qui s’aiment et se perdent jusqu’à se séparer. Certes il y a l’adultère mais au bout du compte, la question de l’adultère est anecdotique. C’est un prétexte au décryptage d’un instant affectif, amoureux et amical.

Frédéric Bélier-Garcia dit de la pièce : « Il s’agit ici d’une trahison au pluriel, on pourrait dire virulente, qui concerne autant la relation amoureuse que la relation amicale, et finit par révéler la vérité de toute relation, discours amoureux, sentiment.

La trahison est un acte étrange. Le premier paradoxe est qu’il n’y a de trahisons qu’entre des êtres fidèles, entre des amis ou des disciples (des ennemis ou des êtres infidèles – Merteuil et Valmont – ne se trahissent pas). Le second paradoxe est que la trahison est, par l’effort qu’elle requiert, une ultime preuve d’amour, la dernière tentative dévoyée pour rester fidèle à une promesse. Ça veut encore conserver quelque chose d’une histoire qui voudrait finir. Ce sont ces trahisons au cœur même du lien amoureux (qui le protègent et le tuent à la fois) que Pinter dissèque. En cela, Trahisons est une pièce sur la fidélité… »

Le thème est de la pièce est la trahison, au pluriel. Mais l’habilite de Pinter réside dans le fait que tout le long de la pièce, le spectateur se demande « qui trahit qui ? ». Il n’y pas d’identification claire entre victime et coupable. Pas de vrais gentils, pas de vrais méchants. Qui des trois est la victime ? Le mari ? L’amant ?  La femme exclue de l’amitié passionnelle des deux hommes ? Qui est le traître ? Qui a l’intelligence affective la plus grande ? Où est le cynisme, où la naïveté ?…

Les rôles du traître et du trompé ne cessent de circuler dans ce trio, comme ils circulent aussi dans toute relation. Ils sont tous trois victimes et coupables. Il n’y a ni manœuvre ni manigance, uniquement des envies, des craintes, de fugaces lâchetés pour s’épargner soi-même, ou ne pas faire souffrir l’autre, qui aboutissent au désastre.

Pinter écrit une pièce ni optimiste ni pessimiste sur ce qui lie les êtres, sur l’intime et l’amour. Pinter manie le langage avec minutie et possède un art de la chute extraordinaire. Les personnages ne se disent souvent pas grand-chose et jamais ce qu’ils voudraient dire. Ils parlent à côté du sujet de leur préoccupation. Ils diffèrent constamment ce qu’ils ont à se dire, et finissent par dire autre chose. Chacune des neuf scènes est une petite intrigue, qui peut basculer indistinctement soit vers un crime épouvantable soit vers un éclat de rire.

Pinter part de conversations quotidiennes qu’il creuse. Il suffit parfois d’un geste, d’une caresse ou d’un baiser inattendu pour toucher à l’essentiel.

C’est un théâtre de conversation brillant et drôle. Même dans leurs souffrances, les personnages restent très spirituels.

Au final, Pinter a écrit une pièce pour des personnages contemporains, drôles et attachants, dans une situation ordinaire. Il  laisse aux spectateurs le choix et un sentiment indécis ou chacun y verra le reflet de ses propres relations aux autres.

By the Fall

14h00 / Guinguette / 1h00 / Pop Folk

Lauréat des Inouïs du Printemps de Bourges 2015, repéré par le dispositif Sosh-Les Inrocks Lab, BY THE FALL a joué en première partie de James Blunt et Christine and the Queens.
Dans le sillage de ses aînés Fink et Syd Matters, l’artiste livre avec son premier EP Ashes une pop folk exigeante, tendue et racée. Ses titres épurés mettent à nu une voix à la présence saisissante, tour à tour profonde et aérienne, chantant l’irréversible et les amours consumées. Confession en forme de deuil, rescapé des ravages du temps, Ashes brille d’une lumière aurorale, réussit le pari fou de transmuer les échecs en victoires, les tourments en raison d’espérer encore.

Le grand bonhomme Kamishibaï (Cie Lezards Dorés)

Tout public : à partir de 3 ans / 55 min 

Né de la rencontre d’un clown (Grégory Escolin), d’un joyeux percussionniste
(Michel Visse) et d’une illustratrice (Galadrielle Levieux), ce projet se concentre
autour du conte illustré, le Kamishibaï. Il s’agit de proposer un véritable spectacle
vivant adressé à tous les publics, petits et grands.
Deux facteurs un peu foutraques sur leur vélo brinquebalant fabulent quelques
fables dans une douce folie fantasque.

Pour ces deux compères, la roue a tourné, ils se sont recyclés en colporteurs d’histoires.
A la manière des anciens crieurs publics, nos deux bonshommes un peu maladroits,
haranguent la foule et présentent des histoires illustrées dans un castelet mobile. Le
public participe activement en donnant vie au spectacle mais aussi aux récits.
Les contes sont assaisonnés par la vie de nos deux facteurs, de leur complicité et de leur
maladresse touchante qui bien souvent les rattrape et déclenche les rires.

Les aventures d’Aglaë au pays des malices et des merveilles (Cie Souffleur de verre)

 17h00 / Le Jardin / 1h00 / Tout public et jeune public à partir de 6 ans

 

Texte : Sabine Revillet et Julien Rocha
Mise en scène : Julien Rocha

Avec : Delphine Grept, Arthur Vandepoel

Dramaturgie, coaching corporel : Cédric Veschambre
Création lumières : François Blondel
Scénographie : Elodie Quenouillère

Texte Lauréat Avignon Off 2015 « Jeune public » publié aux Editions Art et Comédie / Librairie Théâtrale

Aglaé a six ans, aujourd’hui c’est la rentrée des classes, elle retrouve ses amis. Chacun arrive avec son nouveau cartable et raconte ses vacances.

Aglaé, elle, n’est pas partie, elle est restée chez elle car sa maman n’a pas assez d’argent, alors elle a accumulé des rêves et mille et une questions.
Pourquoi aller à l’école alors qu’on apprend tout seul que le sol c’est dur et que le chewing-gum y a rien de meilleur au monde ?
Ses questions l’amènent de l’autre côté tiroir retrouver un drôle de Dahu qui a toujours réponse à tout.
Dans la cour de l’école, avec Charlotte, Valentin ou la direct-stricte, Aglaé fait sa révolution… et « La p’tite », elle est où ? Disparue…

Production : Compagnie Le Souffleur de Verre, Ville de Monistrol-sur-Loire, Ville de Cournon d’Auvergne
Soutien : Ministère de la Culture et de la communication DRAC Auvergne – Conseil Régional Auvergne – Direction de la jeunesse et des loisirs de la ville de Clermont-Ferrand – Ville de Clermont-Ferrand
La Compagnie Le Souffleur de verre est conventionnée avec le Ministère de la Culture et de la Communication/Drac Auvergne-Rhône-Alpes et le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Echo Marengo

 16h00 / Les Vachers / 1h00 / Chorale 

 

Echo Marengo a été créé en 2000 par quatre amies à Lyon, chanteuses par plaisir, réunies par un même intérêt pour le chant, en particulier les chants traditionnels du monde et par l’envie de partager cette diversité et cette richesse musicale.

Depuis, Echo Marengo interprète a capela, réarrange des chants traditionnels du monde ou compose ses propres morceaux à travers de véritables spectacles. Les quatre chanteuses intègrent une approche scénographique comique pour toucher largement le public (de 0 à 99 ans !).

Le spectacle est entièrement a capella et mobilise divers accessoires, loufoques ou poétiques.

 


Echo Marengo a auto-produit deux albums : le premier “Dix ans !” à l’occasion des 10 ans d’existence du groupe en 2010 et le second “Cannibales” en 2014 qui comporte les premières compositions du groupe.

 

BATMAN CONTRE ROBESPIERRE d’Alexandre Markoff  (Grand Colossal Théâtre)

 21h30 / Grande Scène / 1h00 / Tout public à partir de 10 ans

Course-poursuite tragico-burlesque
C’est l’histoire de Jean-Claude Barbès, un type bien, en tout cas, qui n’a jamais rien fait de mal, en tout cas, qui ne mérite pas la moitié de tout ce qui va lui arriver. Il a une femme, un fils, un appartement, un banquier, un emploi, des repas en famille avec son beau-frère le samedi, tout va bien. Comment va-t-il se retrouver à la fin de l’histoire en caleçon dans la rue ? Pourquoi sera-t-il poursuivi par la ville toute entière ? Est-ce que quelqu’un finira par venir le sauver ? Vous le saurez en assistant à une représentation de Batman Contre Robespierre, spectacle tout public à caractère tragico-burlesque.

Avec :
Farid Amrani, Sebastien Delpy, Sylvain Tempier et Aline Vaudan

Batman contre Robespierre est un spectacle qui place le public au centre du dispositif théâtral en utilisant ce procédé qui veut que le récit soit raconté en même temps qu’il est joué, où l’histoire se déroule sous les yeux du public en même temps qu’elle est racontée par des acteurs-conteurs.

Extraits de presse :
TELERAMA
Comédie trépidante. Face à quatre comédiens, d’une énergie débordante et sans faille, la seule arme est le rire. Irrésistible.
OUEST FRANCE
Le public rit de ces situations absurdes, de ces dialogues cinglants, acerbes. Batman contre Robespierre a fait l’unanimité auprès du public.
LE TELEGRAMME: Véritable coup de cœur des Rias, le rire est de mise, la tension est palpable, le rythme est effréné. Une performance de la part des acteurs.
LE JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE: Impitoyablement drôle […] A mille à l’heure, le texte d’Alexandre Markoff enchaîne les situations improbables et les dialogues cinglants. […] avec seulement quatre comédiens, et un décor minimaliste, il arrive à créer des effets de répétitions, des loops totalement délirants que n’auraient pas reniés les caustiques Monthy Python.

Le Grand Colossal Théâtre  :
Le Grand Colossal Théâtre est un collectif d’acteurs, auteurs, metteurs en scène, scénographe, musiciens qui s’est constitué autour de trois expériences. Le mariage forcé et l’amour médecin de Molière au cours duquel nous avons revisité les codes de la commedia dell’arte en les rapprochant d’une esthétique expressionniste. Et à travers deux créations originales écrites par Alexandre Markoff, Cœur de chien où nous avons travaillé autour du théâtre surréaliste et affiné notre méthode de travail et Batman contre Robespierre où nous avons travaillé à un théâtre qui se réinvente en fonction de l’espace et du public et qui se définit comme un lieu de rencontre entre réalité et fiction.
Pour nous, le théâtre est avant tout le lieu d’un rassemblement, une assemblée qui délibère. Le théâtre est politique. S’il est question de fictions, de raconter des histoires, en s’adressant à un public, on finit toujours par faire de la politique, par promouvoir des valeurs, délivrer un message. Le théâtre s’adresse à la société.

Mentions
Avec le soutien de la Ville de Clichy et du Conseil Général des Hauts-de-Seine

 

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